Ça y est. Toute seule, chez moi. Après 4h45 de train et quelques larmes. Dans le train, le jeune homme en face de moi m'a dessinée, il avait le même prénom que toi, ou à peu près. Là, je suis dans ma chambre, je n'ai plus ta peau, ta bouche, ton rire, ou simplement ton silence.
Je n'ai plus personne à embêter. Et plus personne pour jouer à Fifa, et pour qui je compterais les points au Ping Pong ? Est-ce que je verrais autant d'étoiles dans le ciel de La Frette ? De toutes façons, il n'y aura pas les champs autour, ni le silence. Et personne pour me regarder me réveiller le matin, plus personne pour prendre plein de photos, plus de piscine et plus personne pour me jeter dedans !
Plus personne pour me manger l'épaule et pour se plaindre de l'odeur de caramel dans la salle de bain, plus personne pour me prendre toute ma couette et pour se mettre au milieu du lit. Et qui va me protéger de l'orage et des méchants ?
Je trouve qu'on faisait un trio sympa. Et on aura pas fait les chamallow, ni la nuit blanche, ni celle à la belle étoile. Mais j'aurais vu des étoiles filantes.
Plus personne à prendre en photos. Toutes les photos de toi sont jolies. Je crois que j'ai réussi à te prendre comme je te vois.
En tout cas, on doit vite se retrouver parce qu'il faut que je gratte le dos de mon namoureux.
Tu me manques.
Je veux faire le chat.