Mais qu'est ce qui s'passe dans nos p'tite têtes ? On s'entasse tous comme des sardines. Dans les grosses boites que l'on conserve, le p'tit poisson doit suivre sa ligne.
Et puis merde j'ai décidé de vivre loin sur la colline, de vivre seul dans une maison, avec la vue sur ma raison. J'préfère vivre pauvre avec mon âme, que vivre riche avec la leur.
J'ai préféré me mettre au vert, j'ai plus d'bonheur à vivre en paix que d'm'admirer au fond d'un verre. J'boirai l'eau saine de mon ruisseau plutôt que l'eau sale du fond de la Seine, chargée en plomb et en histoire que la surface ne laisse plus voir.
J'ferai des bornes pour m'éloigner pour m'retrouver face au miroir, juste une seconde de vérité pour qu'm'on passé coule sous les ponts. J'ferai des bornes pour m'éclipser pour me retrouver face à que dalle, juste une seconde de vérité, pour contempler ce qu'on est tous.
Ca fait longtemps que j'n'ai plus vu, ce coin de soleil à l'horizon. Ca fait longtemps que j'l'attendais, une petite lueur de la raison. Une p'tite chanson au clair de lune, pour réchauffer le coeur de pierre. Le grand retour à l'essentiel, le feu de bois éclaire le ciel.
Reprend ses droits sur la folie, c'est toute la vie qui nous observe, que l'on oublie au fil du temps. La mélodie, celle de la vie, que l'on consume à chaque instant. Tous les acquis s'écrasent au sol, et j'ai choisi la clef des champs.
